05 mai 2010

Jour triste, jour gris comme la pluie...

Tout d'abord bonjour à tous ceux qui viendront visiter ce blog.

Cela fait un moment que j'y pense, passant de longs moments en attendant que le sommeil vienne à imaginer tout ce que je pourrais y écrire.

Le titre de ce blog est tiré du dernier livre que j'ai lu et aimé. Celui de Christine Orban "N'oublie pas d'être heureuse" et de son héroïne Marie surnommée "Maria-Lila". Le titre m'avait attirée comme un aimant.....ne pas oublier d'être heureuse, ne pas se perdre ou savoir se retrouver lorsque l'on s'est éloignée de son chemin. Attirée comme un moustique par la lumière et finir par s'y brûler....

Moi qui rêve tant de vivre dans une maison, face à l'océan, de me satisfaire de peu mais vivre libre et sereine avec un homme que j'aime, mes amis près de moi et mes enfants revenant vers moi comme vers un port d'attache. Lire que cette héroïne qui a tout cela (ou presque car trop jeune pour avoir des enfants !!) ne rêve que de quitter ce paradis pour vivre et se brûler à la vie parisienne......

Mes comment se rendre compte que l'on est au paradis lorsque l'on ne connaît que lui ? Normal de trouver sa vie étriquée et de vouloir découvrir le monde à 10, 15 ou 20 ans.

Rêver d'y passer sa vie demande d'avoir vécu ailleurs autre chose, et d'avoir su déterminer ce dont on rêve et qui nous correspond profondément. Pour être en harmonie avec soi, serein, en paix.....

Mes filles ont grandi au Pays Basque et en grandissant ne rêvaient de partir vivre à Paris ou au moins à Bordeaux, bref il leur fallait la ville et sa vie nocturne et culturelle, son agitation, ses multiples possibilités. L'aînée a donc quitté Bayonne pour poursuivre ses études. Cela va faire deux ans et déjà elle racontait à son meilleur ami il y a peu, combien elle était heureuse que son père et moi leur ayons permis de grandir au Pays Basque, qu'elle voyait la chance que cela avait été et qu'elle espérait de tout coeur y revenir le plus possible à l'avenir. Même si elle sait aussi que son avenir est sûrement ailleurs: études, goût des voyages, envie de découvrir le monde et les autres, travail aussi plus tard... Mais elle a trouvé son port d'attache, son encre, cet endroit que l'on aime par dessus tout et où l'on revient toujours se ressourcer. Pour les jours roses mais encore plus dans les jours gris.

Moi qui ait connu Paris, enfant, j'ai été ravie de quitter la ville à 14 ans pour vivre à 50m de la mer, dans un village désert l'hiver, mais oùje conserve mes meilleurs souvenirs d'adolescence. Le désespoir de devoir quitter mon paradis d'alors pour une autre grande ville au nord de la Loire. Puis encore Paris, puis Nice et enfin la campagne. Oh de celle-là je n'en garde pas grand chose de positif, un paysage peu vallonné, couvert de cultures de colza......Mortel et désespérant..... juste avant de revivre en découvrant le Pays Basque. Le coup de foudre de ma vie. Moi qui n'arrivait jamais à me fixer nulle part, qui avait la bougeotte et l'envie de changer d'horizons au bout de deux ans. J'ai enfin trouvé mon port d'attache, l'endroit où je voulais passer le reste de ma vie.

Pour l'amour d'un homme, je l'ai quitté il y a deux ans et je n'ai déjà de cesse d'y retourner. Allez encore deux ou trois ans à tenir et j'y retourne pour cette fois ne plus jamais le quitter, enfin je l'espère de tout mon coeur, de toute mon âme, de toute les fibres de mon corps....

Posté par muxu6-4 à 18:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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